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le 13 mars, les nouvelles se trouvent sous Jannu
03! |
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7
mars |
Bonjour!
Le Jannu et son équipe vous intéressent
toujours? Votre curiosité va être satisfaite,
car une nouvelle expédition
se prépare pour ce mois-ci. A bientôt
sur le site "relooké"... |
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1
décembre |
Bonjour
tout le monde! Nous sommes de retour en Suisse depuis
quelques temps déjà. Je voulais vous raconter
la suite depuis un moment, mais le stress de la vie
a repris le dessus. Depuis Ghunsa, nous avons rejoint
la route en quatre jours de marche et pas mal de pluie.
Un voyage de 45 heures non-stop en bus local nous a
amenés à la capitale.
Aujourd'hui
chacun a repris la vie normale, même après
cet échec notre rêve reste intact. Si je
regarde les photos de la face lorsque nous y étions
pour la dernière, je me dis qu'avec la face Nord
de l'Eiger dans cet état, nous n'aurions pas
songé une minute à monter dedans. Nous
sommes prêts à repartir avec le bagage
acquis.
Il
y a autre chose que j'aimerais dire; le Népal
est sur la liste noire de certaines institutions gouvernementales,
qui en déconseillent la visite en se basant sur
des informations bradées je ne sais où.
L'économie d'un pays tout entier est touchée
par ces mesures prises par des gens qui veulent de l'aventure
sans aventure. Pour notre part, nous n'avons eu aucun
problème dans la région du Kangchenzönga
alors qu'elle est déclarée comme région
à risque??!!
Nous
aimerions encore une fois remercier tous ceux qui nous
ont aidés dans cette aventure, ainsi que l'association
"aurore" qui s'est occupée de la partie
informatique.
Amitiés
à tous
Chantal,
Ueli et Erhard |
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9
octobre |
Ce
soir nous sommes à Gunsha et dans 4 ou 5 jours à Kathmandu.
Le temps est exécrable. A bientôt l’équipe du Jannu ! |
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6
octobre |
Déjà
le temps se gâte, ce soir il neige 20cm au camp de base,
se qui apaise un peu nos regrets ! Dans quelques jours,
nous allons quitter le camp de base pour la vallée, nous
attendons nos porteurs ! Plus tard, c’est un avion de
la Lufthansa qui nous ramènera en Suisse. |
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5
octobre |
Nous
plions le camps assez tôt, car une longue et dure journée
nous attend. Nous avons l’intention de tout redescendre
en un voyage, cordes fixes comprises. Kumar notre sirdar
est monté hier pour nous aider, mais néanmoins cela représente
près de 200kg de matériel donc des sacs monstrueux. |
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4
octobre |
Nous
repartons ce matin pour aller chercher le matériel qui
reste dans la face. Aujourd’hui, le vent en altitude est
violent et lorsque nous arrivons au pied du couloir, nous
constatons que des coulées en descendent en abondances
et sans discontinuer, un simple regard et les intentions
de chacun sont claires, ce matériel sera pour les prochains,
nous rentrons au camp. |
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3
octobre |
Ce
matin, il fait toujours grand beau, mais les heures supplémentaires
d’hier, nous donne droit à un jour relax. Et puis avant
tout, nous avons besoin de réfléchir sur la suite. Les
émotions de la veille nous obligent à prendre quelques
paramètres en considération. Avec le froid qu’il fait,
le mètre de neige de la semaine dernière n’est pas près
de se résorber et ce n’est pas la petite heure de soleil
qui baigne quelques parties de la face qui vont y contribuer.
Conclusion, en ce moment, c’est trop dangereux, tout est
contre nous et la chance ne va peut-être pas nous sourire
deux fois. Considérant toutes les données, nous prenons
une lourde décision, la mort dans l’âmes, après une année
de rêve, nous optons pour l’abandon. … |
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2
octobre |
"
Bien le bonjour à tous, Cela fait un bout de temps que
vous êtes sans nouvelle de notre petite expédition Jannu.
En fait nous étions en altitude pour travailler ! Nous
sommes partis le 30 septembre du camp de base pour le
camp 1 que nous avons entièrement déplacé sous un mètre
de neige, au profit d’un endroit pas aussi exposé que
nous l’avions cru et plus spacieux. Le lendemain départ
pour aller équiper la suite, la paroi est blanche et nous
avons quelques craintes concernant le danger potentiel
d’avalanche mais la rampe est si raide que le gros devrait
descendre dans les heures qui suivent une chute de neige
et voici déjà deux jours que le temps s’est remis au beau.
En arrivant au pied du couloir, juste au-dessus de la
rimaye, nos doutes s’avèrent justifiés, le sac de hissage
contenant pas mal de corde et de matériel s’en est allé,
la corde est coupée. Nous avons encore un petit espoir
de le retrouver car quinze mètres de corde doivent y être
attachés, peut-être va-t-on voir un filin qui dépasse
! Le changement ici est impressionnant, la rimaye qui
était insignifiante il y a huit jours est aujourd’hui
infranchissable, une plaque de neige de plus de deux mètres
s’est détachée il y a peu. Nous avions l’intention d’aller
continuer à équiper là-haut mais nous n’avons que 200m
de cordes et estimons qu’il ne vaut pas la peine de monter
6h pour poser 200m. Nous décidons plutôt de passer le
bas du cône d’avalanche au peigne fin pour tenter de retrouver
ce sac. Après des heures de vaines recherches, nous abandonnons
parce que nous constatons que le sac est parti avant la
grosse plaque de neige qui a recouvert tout indice. Nous
rentrons au camp 1. Ce matin le 2 octobre, nous partons
à trois avec Chantal pour tenter d’arriver au camp 2.
Avec Ueli, il nous faut près de 6h pour atteindre notre
plus haut point de la semaine passée. Il faut dire que
nous avons chacun 300m de corde et du matériel lourd.
Le grand couloir est assez nettoyé, mais la paroi au-dessus
de nous est toute recouverte de glace et de neige qui
se détachent sans arrêt nous causant quelques grosses
frayeurs.
Arrivés au sommet des cordes, Ueli commence à poser les
siennes dans des longueurs mixtes, (rocher couvert de
glace) assez difficiles qui doivent nous conduire sur
le premier grand sérac, à plusieurs reprises des coulées
de neige se déversent, nous contraignant à nous cramponner
fortement sur nos piolets. Chacun est obligé de grimper
sans corde car notre corde d’escalade est dans le malheureux
sac sous l’avalanche et la corde de réserve au camp de
base. .Bientôt, c’est à mon tour de poser mes cordes que
j’ai dans le sac dans un terrain similaire. Nous sentons
que le sommet du pilier donnant accès au sérac est proche.
Soudain, juste au-dessus de nous des immenses blocs se
détachent, le cœur se serre un maximum, les muscles sont
hyper crispés sur nos outils, va –t-on encore une fois
passer entre les gouttes ? Chacun de nous sait que la
chute n’est pas permise. Je me trouve 60m plus haut que
Ueli et je suis naturellement le premier à essuyer la
coulée j’ai de la neige partout mais pas de gros blocs
ne me touche, je m’en sors bien par contre de suite je
sens bien que Ueli est dans la ligne directe de l’avalanche,
je crains le pire ! Le calme revenu, des cris mutuels
nous rassurent. Bien qu’il a ramassée des blocs de glaces
, il a heureusement eu le temps de s’en protéger avec
son sac. Je ne le vois pas et je continue dans un terrain
qui me semble de plus en plus scabreux. J’aperçois le
haut du pilier mais je n’arrive pas à l’atteindre, je
me trouve dans des « iceflutes » composés d’une neige
sans consistance qui menace de déménager à tous moments
et moi avec. Je suis contraint de redescendre de 20mètres
péniblement gagné. Ueli est là, passablement secoué par
l’épisode de la coulée, il est tard, dans 15minutes, il
fera nuit. Nous sommes seulement à 6550m, on laisse tout
le matériel sur place et plongeons au plus vite vers le
camp 1. En redescendant notre fil d’Ariane, nous remarquons
que des chutes de pierre ou de glace l’ont sérieusement
endommagé à deux endroits ??? Arrivés au camp, nous sommes
bien content de constater que Chantal est aussi là. En
ce moment il neige à nouveau! A demain!" |
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29
septembre |
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Bonjour les amis, On a eu fin nez de redescendre l'autre
jour, car voilà plus d' une semaine qu'il neige ici. Ce
matin le soleil fait une brève apparition, tout le monde
sort en prendre une pincée. C'est comme si un bus s'arrêtait
après 10h de route pour laisser ses occupant aller pisser!
La face est blanche et le ciel déjà se voile de nuages
assez bizarres, qui ne présagent rien de très brillant
pour les prochains trois jours. La formidable avance du
début fait place à l' immobilité forcée. Ceci fait partie
du lot commun des expéditions himalayennes. Il faut garder
le moral malgré tout, car il nous reste encore un minimum
de trois semaines avant les grands vents. Nous avons néanmoins
quelques craintes concernant le matériel que nous avons
laissé un peu partout dans la paroi. Les avalanches en
ont peut-être emporté une partie ! A bientôt " |
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23
septembre |
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Bonjour, nous avions prévu de monter le camp 2 à 6800m
pour aujourd'hui, mais les choses ne vont pas toujours
comme on le souhaite, et surtout en Himalaya, j'en ai
une petite expérience. Nous sommes donc repartis avec
Ueli le jeudi 19 pendant que Chantal se remet d'une petite
crève. Nous dormons au camp 1 et le lendemain, partons
pour équiper la 2ème partie. Les conditions sont bonnes
et chacun s'affaire de son côté; Ueli avec son sac de
cordes et moi-même je pars en tête et fixe 500m de corde
dans un couloir assez exposé aux chutes de glace. La face
est complètement dans l'ombre sauf un peu de soleil en
fin d'après-midi dans le haut si bien que je ne mets pas
de lunettes. Vers 17h Ueli me rejoint et nous décidons
de stopper là pour aujourd'hui, il faut encore redescendre
et la nuit arrive vite. Durant la nuit arriva ce qui devait
arriver : ophtalmie violente pour Loretan, un truc qui
m'arrive pour la première fois et j'espère bien la dernière.
Ainsi je suis cloué dans l'immobilité pour quelques jours.
Le lendemain Ueli repart pour continuer de poser des cordes
et il rejoint pratiquement la traversée qui va nous mener
sur le premier sérac. Nous avons en effet décidé de ne
pas emprunter le couloir et de passer par l'extérieur
évitant ainsi de mauvaises surprises (chutes de glace
ou de pierres). Dans l'après-midi, il neige assez fort
et Ueli doit abandonner au plus vite. Chantal arrive du
bas vers 16h. Ce matin 30cm de neige sur tout le territoire,
nous décidons de redescendre à la base. Il fait vraiment
mauvais temps et les avalanches grondent de partout!!!
amitiés à tous! " |
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20
septembre |
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Bonjour à tous, j'essaie une connexion via Internet sans
image car ici nous sommes dans un trou et les connexions
durent de 4 secondes à 2min. Nous sommes arrivés le 7
sept au camp de base à 4600m comme prévu. Le 9 on fixait
déjà 500m de corde sur le premier pilier et le lendemain
nous avons installé la totalité du pilier jusqu'à 5500m.
Hier 16 sept après avoir dormi au camps 1, nous avons
poussé une reconnaissance sur le plateau glaciaire qui
ne pose aucun problème. On espère pouvoir installer le
camp 2 à 6800m en fin de semaine. Les conditions sont
excellentes dans la partie médiane et il faudra attendre
encore un peu pour le mur, mais nous avons encore pas
mal de boulot avant de nous y attaquer. Actuellement la
grande partie du matériel est déjà à 5500m, autant dire
que des yaks n'auraient pas fait mieux. Tout le monde
est en forme et si le beau temps reste avec nous, nous
avons de bons espoirs pour la suite. Merci pour tout.
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17
septembre 2002 |
Arrivée
au camp I le 10 septembre. Les jours suivants ont été
consacrés à l'installation du camp I. Nous
avons aussi équipé la première partie
de la face de plus de 1000 mètres de cordes fixe.
Tout le monde va bien, suaf le temps qui n'est pas très
beau. Mais nous profitons du matin pour travailler, lorsqu'il
ne fait pas trop mauvais. Nous progressons bien dans cette
face qui est vraiment magnifique. |
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8
septembre 2002 |
Arrivée
au camp de base, l'expédition s'installe et commence
l'exploration et l'équipement de l'itinéraire
qui nous menera au pied de la face. |
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29
août 2002 |
Arrivée
sans encombre au Népal. Nous allons nous mettre
en route pour atteindre l'emplacement du camp de base,
que nous pensons rejoindre le 8 septembre. |
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22
août 2002 |
Le
début de l'expédition est agencé
pour l'automne 2002. Départ de Suisse le 26 août pour
Kathmandu et arrivée le 29 à Taplejung.
Arrivée au camp de base vers le 7 septembre. Aux alentours
du 10 septembre, début de l'exploration. Retour en Suisse
prévu vers la mi-novembre. |
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